BAND OF SISTERS______29.11.18 Interview

Vous connaissez Band of Sisters ? Nous vous présentons Cécile Fricker Lehanneur, sa fondatrice éclairée, investie par la cause féminine et passionnée par la création. Cécile nous raconte l’histoire de la communauté qu’elle a créée, nous parle de sa marque de bijoux CECIL et de la première vente éphémère BOSS (= Band Of SisterS), à découvrir ce samedi 1er décembre à Paris !

Qui es-tu Cécile?

Je suis une femme de 44 ans, une mère, une amoureuse et une sensitive. Je suis styliste, j’ai créé ma marque de bijoux Cécil il y a quelques années, et Band of Sisters il y a 4 ans.

C’est quoi « Band of Sisters » ?

Band of Sisters, est une communauté qui réunit les femmes créatives. L’idée de départ était de sortir les femmes entrepreneures de l’isolement. En effet, je ressentais ce besoin, en tant que créatrice de ma marque de bijoux, de trouver un lieu de travail, de pouvoir échanger et de bien m’entourer.

Aujourd’hui Band of Sisters s’est développée et va plus loin en mettant en avant la sororité, le féminin puissant et grandissant, la bienveillance entre femmes : il faut qu’on se tende la main, qu’on soit plus fortes ensemble et qu’on soit dans une entraide concrète entre nous. Le positionnement de Boss est en train de se construire car je l’ai créée de manière organique. On est une communauté, une marque, un média, un groupe, un réseau. J’aimerais qu’on ait une incarnation physique, un lieu où on pourrait venir travailler, faire du sport, organiser des réunions, des ventes, un espace hybride entre coworking et événementiel… Je suis en train d’y réfléchir pour construire l’avenir de BOSS.

Si tu devais définir Band of Sisters en 3 mots, ce serait…? ?

Quelles sont les clés de cette réussite ?

Merci, je suis très touchée par cette question… ! Oui c’est vrai que ce réseau est une réussite. La clé est qu’on en avait toutes besoin : parler, se retrouver entre femmes, créer des moments à la fois exclusivement féminins et dans une totale bienveillance. C’est une communauté vivante, en mouvement et si tu fais partie du réseau tu dois aussi donner au réseau et le faire rayonner. On est un groupe engagé.

Si Band of Sisters n’existait pas, pourquoi faudrait-il l’inventer ?

Parce-que les femmes ont besoin aujourd’hui, plus que jamais, d’être ensemble, de connaître la sororité et de développer ce féminin puissant.

Dans les mots que j’emploie, il y a la bienveillance, mais il y a aussi la responsabilité. En tant que femme née en France au XXème siècle, éduquée et de fait privilégiée, je me sens une responsabilité vis-à-vis des femmes, des petites filles, dont les droits sont bafoués, tous les jours, qui n’ont pas « le droit », qui sont maltraitées, violées, battues, tuées. Il y a un engagement concret dans notre action : je viens de co-signer une tribune pour l’égalité salariale. Décembre sera le mois Charity chez Band of Sisters : nous recevrons le docteur Ghada Hatem (gynécoloque obstétricienne et fondatrice de la Maison des Femmes de Saint Denis) pour notre prochaine soirée. Le 4 décembre, nous courrons au Grand Palais pour la Fondation des Femmes. Au quotidien, notre compte instagram est la voix de notre engagement des causes que l’on soutient, de nos coups de cœur et de nos coups de gueule ! 🙂

Sur quoi tu ne transigeras jamais (croix de bois/croix de fer/promis/juré/craché) ?

Sur la qualité et l’engagement qu’on met dans ce qu’on fait. Band of Sisters n’existera que le temps que je jugerai nécessaire.

BOSS est née d’un besoin intime, mais je rêve que ce soit obsolète dans 5 ou 10 ans ! Je me sens investie et je ne vois pas comment je pourrais juste vivre et regarder passer la vie. J’ai envie de faire partie de ce monde et de partager cela, dire aux filles « vous aussi, vous pouvez parler, vous pouvez changer, vous pouvez agir, et vous devez le faire ». Il y a plein de femmes qui ne peuvent pas faire tout ce qu’on fait ici. Nous, on peut le faire et on peut choisir.

Raconte-nous l’histoire de ta marque de bijoux Cécil ? 

Depuis toute petite je suis fascinée par le beau, c’est ce qui me rendait la vie belle et me permettait d’être heureuse. Je suis devenue styliste, mais, au fond de moi, c’est le bijou qui me faisait rêver.

J’ai failli me lancer plusieurs fois, notamment à la naissance de mon fils. Et puis, il y a quelques années, je me suis fait voler tous mes bijoux. Je n’avais plus envie de racheter et j’ai ressenti une urgence vitale à créer mes propres pièces. Comme j’y pensais depuis longtemps, tout était prêt et j’ai démarré avec les 10 000 euros que m’avait laissé ma grand-mère. Ce n’est pas suffisant pour se lancer dans le précieux à Paris mais cela a suffi à développer une ligne. Je fais des bijoux pour toute la famille, de la vie à la mort. Je ne suis pas du tout dans les calendriers et chaque bijou qui sort de chez nous doit être pérenne ou évolutif. Je propose une offre assez exclusive et sur mesure. Je travaille avec des artisans magnifiques en haute joaillerie. C’est un vrai rêve que j’ai réalisé, c’est mon bébé à moi. Band of Sisters, c’est un bébé sociétal et engagé, CECIL c’est  moi, mon expression, ma vision du monde, c’est très intime.

Dans tes rêves les plus fous, comment imagines-tu ta marque dans 5 ans ?

J’aimerais avoir une petite équipe, un lieu de travail, devenir une marque internationale pour toute la famille, toutes les religions,… Faire du bijou romantique novateur.

Je vise une distribution très ciblée et pointue, avec quelques grands magasins. Je souhaiterais développer l’éthique et la qualité.

Aujourd’hui, les artisans avec qui je travaille signent toutes les chartes éthiques, mais je pense qu’il faut aller plus loin, pouvoir vérifier et recycler, tout en gardant la qualité. Les ressources sont en train de s’épuiser et il va falloir qu’on trouve des solutions alternatives : le vintage peut être une vraie solution en mettant en place un recyclage avec différentes échelles de qualité. Je voudrais prendre le temps de m’y pencher. J’aimerais aussi mettre de la technologie dans le bijou … J’ai un projet qui me tient à cœur sur ce sujet.

De quoi as-tu besoin aujourd’hui pour réaliser ces rêves ?

Il me manque un(e) associé(e) avec un profil DG, ambitieux(se) et international(e). Il me faudrait aussi un peu d’argent. Tout est prêt, les lignes sont dessinées, il faut développer quelques gammes de produits supplémentaires et structurer l’offre, mais cela peut se faire rapidement, car toute la base et là.

Qu’est-ce que tu conseillerais à une marque qui veut se lancer ?

D’y aller, go ! Et, … Il faut aussi bien étudier son marché, savoir qui on est, où on veut aller. Il faut travailler sur l’identité, réfléchir à son produit, sa concurrence, son développement. Bref, le plus important c’est d’avoir une personnalité et une vision.

Et sinon, demain tu fais quoi ?

Demain, je visite le lieu de notre vente avec l’équipe car on fait notre 1er pop up store le 1er décembre, on a 37 marques et une super programmation : des ateliers (marquage sur cuir, fleuriste, beauté, massages, cours de yoga…), un talk sur la transmission du Féminin animé par Nadège Winter et beaucoup de très jolies marques qui font partie de Band of Sisters !!

 

Merci Cécile ! Suivez Band of Sisters & la marque Cecil sur instagram et venez nombreux à la vente BOSS, ce samedi 1er décembre au Bastille Design Center, pour vous faire plaisir, faire plaisir, s’enrichir, échanger, rencontrer et soutenir toutes ces femmes entrepreneures et créatives…

Découvrez le programme, l’invitation et l’identité visuelle réalisés par Sophie de Studio Le Paradis, spécialement pour l’événement :

 

By Studio Le Paradis x Collection Lab

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